5 février 2002, Conseco Fieldhouse, Indianapolis

MavsBigThreeEn 2001/2002, la NBA est dominé par les Lakers de Shaquille O’neal et Kobe Bryant. C’est l’année de leur troisième titre consécutif. Il y a d’autres faits marquants lors de cette saison : Michael Jordan  effectue son second retour, sous les couleurs des Wizards cette fois et les équipes NBA arborent un petit fanion cousu sur leur maillot représentant le drapeau américain, en hommage aux victimes des attentats du 11 septembre.

Quant aux équipes qui nous intéressent, Mavericks et Pacers, elles ont des trajectoires différentes. La formation texane est en pleine ascension. En revanche, la franchise d’Indianapolis est en reconstruction.

Le début de l’ascension des Mavericks

Dans les années 90, Dallas est connu pour être une franchise de loser. Personne ne veut y jouer. Les dirigeants de la franchise tentent de construire leur équipe à travers leurs différents choix de draft. C’est ainsi que le projet des trois J (Jim Jackson, Jamal Mashburn et Jason Kidd) est né. Les trois J ont beau avoir des statistiques personnelles excellentes, enchaîner les paniers et les passes décisives, les résultats collectifs ne semblent pas suivre. Ce projet prend fin et coïncide avec l’arrivée d’un entraîneur mythique. Don Nelson prend les rênes de l’équipe après une expérience difficile à Big Apple.

Les résultats ne sont pas encore au rendez-vous mais l’équipe prend forme. En 1999/2000, le club est racheté par le millionnaire Mark Cuban. Il investit des sommes considérables dans les salaires de joueurs et installe les Mavericks parmi les prétendants au titre. Dallas rentre enfin dans une nouvelle catégorie. C’est le début de l’ascension des Mavs.

Dallas Mavericks

L’équipe est construite autour d’un Big three international. Tout d’abord, vous avez un géant allemand au shoot soyeux, Dirk Nowitzki. Il assure un menace intérieur mais surtout extérieur. Son jeu est atypique puisqu’il affectionne le tir à longue distance, chose relativement rare pour un joueur de 2m13. Sa palette offensive est très étendue. Il est capable de jouer au poste-bas avec son fameux fadeaway sur une jambe, sa marque de fabrique qui est terriblement efficace. C’est un bon joueur de pick and roll et de sa variante le pick and pop. Il est aussi réputé pour son coté décisif et sa capacité à marquer les paniers importants que ce soit à 3 points, au poste-bas ou à mi-distance. Il est le top scoreur de Dallas cette année-là. Sa moyenne de points sur la saison est de 23,4.

Le second membre de ce monstre à trois têtes est Michael Finley. Deuxième meilleur marqueur de l’équipe, il tourne à 20,6 points cette saison. Il est l’âme et le capitaine de la franchise texane. C’est le premier joueur du trio à être arrivé au club. Il fut échangé avec Jason Kidd en décembre 1996. Joueur aux qualités physiques exceptionnelles, Finley était connu au début de sa carrière pour être un joueur de top 10, participant même à un concours de dunk lors d’un All Star Game. A Dallas, il montre des capacités à être un leader. Il marque des paniers décisifs et joue un rôle important dans le changement d’identité des Mavs. Michael Finley compte deux sélections au NBA All-Star Game en 2000 et en 2001. A  titre anecdotique, il fait partie du groupe d’investisseurs de l’ASVEL amené par Tony Parker lors de sa prise de pouvoir du club rhôdanien.

Le dernier membre de ce Big Three n’est autre que Steve Nash. Le maestro canadien est le chef d’orchestre idéal pour Don Nelson. En effet, les Dallas Mavericks pratiquent un jeu très offensif basé sur de nombreuses contre-attaques et des relances rapides. Depuis son arrivée dans le Texas, Steve Nash a enfin la possibilité d’être titulaire. Il peut maintenant s’exprimer et développer son jeu. Ses statistiques sont de 17,9 points 7,7 passes. Cette saison, il est sélectionné pour le match des étoiles au côté du grand Dirk. C’est la première fois de leurs carrières (mais pas la dernière).

Dallas est une équipe cosmopolite avec plusieurs joueurs internationaux. Au championnat du monde 2002 à Indianapolis, deux membres du trio était présent. L’Allemagne a pu compter sur Dirk Nowitzki. La Mannschaft termine troisième et sa star est élue meilleur joueur du tournoi. Finley a lui aussi représenté son pays à cette occasion. Il a fait partie du naufrage de l’équipe américaine (sixième place). Ce sera sa seule compétition internationale. Quant à Steve Nash, ses apparitions en sélection sont rares. En 2002, il ne fait pas partie de la sélection canadienne.

2002 : Indianapolis capitale mondiale du basket

reggie-jalen-40Avant d’accueillir le championnat du monde, la ville d’Indianapolis soutient sa franchise des Pacers. L’équipe des années 90 construite autour de Reggie Miller, Rick Smit, ou encore Mark Jackson est en fin de cycle. Son apogée  se situe lors des finales en 2000.

A cette époque les Pacers sont menés par le duo Reggie Miller et Jalen Rose. Le premier est une légende dans l’Indiana. Il a à son compteur quelques performances historiques. Demandez au supporter du Madison Square Garden ! Il est le meilleur marqueur dans l’histoire de la franchise avec 25 279 points. Il est aussi le meilleur passeur (4 141), intercepteur (1 505) et il est en tête du classement du nombre de trois points tentés et marqués. Pour établir tous ces records, Reggie Miller est celui qui a porté le plus souvent le maillot des Pacers, 1 389 fois. Son numéro 31 est bien évidemment retiré et trône au plafond du Conseco Field House. C’est une légende.

Son compère Jalen Rose n’a pas autant marqué l’histoire de la franchise. Il n’a joué que six saisons dans l’Indiana. Il est connu comme étant un scoreur à la périphérie ou au poste bas, capable d’inscrire plus de vingt points certains soirs. Il a été utilisé à différentes positions tout au long de sa carrière. Il commença comme meneur de jeu aux Denver Nuggets et devint arrière shooteur avec les Indiana Pacers. Il joue juste et avec de la maîtrise. Lors des finales 2000, il réalisa une moyenne de 23 points par match lors de cette série, dont une pointe à 32 points dans le match 5 victorieux. Il remporta cette saison-là le trophée de NBA Most Improved Player.

Jalen Rose et Reggie Miller mèneront les Pacers vers un titre de champion de conférence en 2000 aux côtés de joueurs expérimentés, tel que Dale Davis et Chris Mullin. Mais cette finale NBA perdue symbolisera la fin d’une ère dans l’Indiana et entre tour de draft et échanges, ils entament leur reconstruction.

Durant l’intersaison, l’équipe est profondément remaniée. Larry Bird quitte le banc, Rik Smits met un terme à sa carrière, Chris Mullin retourne aux Warriors, Mark Jackson s’engage avec les Raptors et Dale Davis est envoyé à Portland en échange de Jermaine O’Neal.

Malgré ces nombreux changements, les Pacers, entraînés désormais par Isiah Thomas, accèdent aux playoffs dont ils sont logiquement éliminés par Philadelphie, meilleure équipe de la saison régulière à l’Est.

Au début de la saison 2001-2002, les Pacers récupèrent un meneur de jeu lors de la draft, Jamal Tinsley. Ce dernier formera avec Jermaine O’Neal l’axe 1-5 de l’équipe. Indiana est au début de sa reconstruction. D’autres jeunes joueurs représentent l’avenir de la franchise. Jonathan Bender, Jeff Foster et Austin Croshere sont dans cette dynamique. Les deux premiers se retrouvent même titularisés à certaines occasions. Et le dernier nommé fut révélé lors des playoffs 2000. Indiana est dans une logique de changement. Les Pacers tournent la page et se projettent vers le futur.

L’éclosion de Jermaine O’Neal est programmée. Il montre dès sa première année à Indiana des signes de progrès avec 12,9 points et 9,8 rebonds de moyenne. Sa progression continue l’année suivante et il est nommé Most Improved Player deux ans après Jalen Rose.

Conscient de l’évolution positive d’O’Neal, le staff de la franchise l’entoure de jeunes joueurs plein d’espoir. L’équipe sera bâtie autour de lui et il en sera le leader. Il sera même l’image de la franchise des Pacers dans les années 2000.

Pour cette saison 2001/2002, Indiana est à la croisée des chemins entre deux générations. C’est une année de transition. Avant la date limite des transferts, Indiana procédera à de nombreux changements, notamment avec Chicago. Un certain Ron Artest débarquera à Indianapolis.

Ce sont donc deux franchises aux trajectoires opposées qui s’affrontent. L’une est en pleine ascension et l’autre se reconstruit. A ce moment de la saison, les deux équipes ont un bilan positif. Jermaine O’neal est blessé et ne participera pas au match.

Canal Plus diffuse la rencontre avec au commentaire Olivier Barbarin et Bruno Poulain.

Boxscore du match.

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