9 mars 1988, New York, Madison Square Garden.

Kareem Abdul-Jabbar, LakersEn cette soirée de mars 1988, les New York Knicks accueillent au Madison Square Garden les champions en titre les Los Angeles Lakers pour un match de saison régulière.

Les deux équipes ne jouent pas dans la même catégorie. L’une se (re)construit et tente de retrouver son statut d’autrefois. Et l’autre est en route vers le fameux et tant convoité« Back to back ».

C’est le coach des Lakers, Pat Riley, qui annonce le doublé lors de la présentation du trophée Larry O’brien au public en 1987. Cette déclaration mythique sera une source de motivation pour l’équipe de la Cité des Anges. Il faut savoir qu’en 1988 ce « Back to back » n’avait plus été réalisé depuis les légendaires Celtics de la fin des années 60.

New York Knicks : le début d’une nouvelle ère.

Rick Pitino & Pat EwingLors de la saison 1987/1988, les Knicks tournent la page des années Bernard King. Ce dernier avait une moyenne de 22,7 points par match la saison précédente.

L’effectif de New York  est entraîné par un coach venant du championnat universitaire, Rick Pitino. Il nourrit de nombreux espoir au sein de la franchise. L’équipe est construite autour d’une des stars montantes du championnat, Patrick Ewing. Le pivot terminera la saison dans le deuxième meilleur cinq de toute le NBA.

Des joueurs expérimentés comme Bill Cartwright, Gerald Henderson ou encore Rori Sparrow l’entourent. Il est épaulé également par des jeunes joueurs prometteurs comme Gerald Wilkins, Kenny « Sky » Walker et le rookie de l’Université de St John’s (état de New York), Mark Jackson. Dans une équipe en pleine reconstruction autour du pivot Patrick Ewing, Jackson s’impose rapidement comme le dépositaire du jeu new-yorkais. Il marque en moyenne 13,6 points par match, délivre 10,6 passes décisives, prend 4,8 rebonds et intercepte 2,5 passes. Ces statistiques lui valent l’honneur d’être élu meilleur débutant de l’année 1988. Le roster des Knicks est complété par des joueurs tels que Rick Carlisle, Trent Tucker…

Mark Jackson Knicks

En 1987/1988, la franchise de « Big Apple » fait une saison honorable avec 38 victoires pour 44 défaites. Il termine à la huitième place dans la conférence Est. New York retrouve les play-offs 4 ans après sa dernière apparition. L’équipe sera éliminée par les Celtics de Boston au premier tour (3 à 1).

Los Angeles Lakers : l’année du « back to back ».

Dans les années 80 à Los Angeles, une nouvelle façon de jouer au basket-ball voit le jour. Avant le jeu up tempo des Phoenix Suns du milieu des années 2000, les Lakers furent l’une des premières équipes à accélérer le rythme des matchs.

C’est l’époque du  « showtime ». Les contre-attaques fusent. Les relances sont rapides. Le jeu est fluide et élégant. Le Maestro se nomme Earvin Magic Johnson. Il est au sommet de son art. Il est à une moyenne de 19.7 points et presque 12 passes par match.

Magic Johnson Lakers

Des joueurs de qualité composent le reste de l’effectif. Sur les lignes arrières Michael Cooper et Byron Scott assurent aussi bien en attaque qu’en défense. Le premier sera élu dans le meilleur cinq défensif de la saison et le second sera le meilleur marqueur de l’équipe en saison régulière avec 21.7 points par match. Sur les ailes, les Lakers possèdent des joueurs talentueux comme Tony Campbell, A.C. Green, Kurt Rambis et James Worthy. Au poste 5, Los Angeles peut s’appuyer sur l’incontournable et emblématique Kareem Abdul Jabbar « the Captain » et Mychal Thompson.

Leur saison régulière est une formalité. Ils terminent avec le meilleur bilan de toute la ligue, avec 62 victoires pour 20 défaites. En play-offs, Los Angeles balayera les Spurs. Au second tour une jeune équipe du Jazz les accrochera mais finira pas être éliminer 4 manches à 3. Le duo Stockton Malone marquera les esprits. En finale de conférence, une rugueuse équipe des Mavericks se présente devant eux. Dallas amènera la série en sept matchs avant de perdre. Et en finale NBA, les Lakers remporteront le titre face aux Bad Boys de Chuck Daily, les Pistons de Detroit. James Worthy sera élu MVP des finales.

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Ce sont deux équipes aux parcours différents qui s’opposent dans le match qui suit. New York est sur un bon mois de février avec huit victoires sur les douze derniers matchs. Los Angeles a connu un passage un peu difficile avant le « All-Star Week-end ». La franchise californienne souhaite se relancer au Madison Square Garden.

Cette confrontation met en lumière un coach, Pat Riley. Lors de ce match, il joue sa 400e victoire. L’histoire retiendra également que Pat Riley s’envolera pour Big Apple en 1991 après quatre titres en neuf années passés sur le banc des Lakers.

Pour la présentation, vous retrouvez l’incontournable Georges Eddy et deux invités champions d’Europe quelques jours avant la diffusion du match, Richard Dacoury et Gregor Beugnot.

Boxscore du match.

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