Finale de conférence Est, Game 2. 19 mai 1998. United Center (Chicago).

2014_Rebound_Jordan_vs_Reggie_MillerEn cette période de playoffs nous vous proposons un nouvel épisode d’une des plus belles finales de conférence Est des années 90. D’un côté les Chicago Bulls, double-champions en titre, toujours aussi dominateurs avec 62 victoires en saison régulière et une seule petite défaite sur les deux premiers tours de playoffs. Michael Jordan est toujours le meilleur marqueur de la ligue (28.7pts par match) et Dennis Rodman le meilleur rebondeur (15 en moyenne par match). Scottie Pippen (19.1pts, 5.2rbds et 5.8pds) et Toni Kukoc (13.3pts, 4.4rbds et 4.2pds) sont toujours parfaits dans leur rôle tandis que Luc Longley (11.4pts et 5.9rbds par match) effectue la meilleure saison de sa carrière. Les hommes de Phil Jackson font évidemment figure de grands favoris à leur propre succession.

Face à eux, les Pacers de l’éternel Reggie Miller, souvent bien placés mais jamais gagnants. Pourtant, miser un centime sur les joueurs de l’Indiana avant cette saison 1997-1998 ressemblait à un pari très osé. Non qualifiés pour les playoffs en 1997 pour la première fois depuis sept ans, les Pacers ont confié à Larry Bird le soin de les ramener sur le devant de la scène. Bien aidé par le renfort de Chris Mullin au poste 3, le noyau dur formé par Miller (19.5pts), Mark Jackson (8.3pts et 8.7pds), Rik Smits (16.7pts et 6.9rbds) ou encore Dale et Antonio Davis retrouve les sommets de la conférence Est en gagnant 58 matchs, nouveau record de la franchise depuis son entrée en NBA lors de la saison 1976-1977. Un retournement de situation qui permet à Bird d’être élu coach de l’année dès sa première saison dans le coaching. Les Pacers maintiennent la cadence playoffs en éliminant facilement Cleveland puis l’ennemi intime New York Knicks avant de se présenter face à l’escouade de Phil Jackson.

jordan miller

Malgré plusieurs années de présence en postseason, c’est la première fois que ces deux équipes se rencontrent et c’est l’occasion pour deux ennemis intimes de pouvoir enfin se défier : Reggie Miller et Michael Jordan. Depuis un échange de coups en 1993, les deux hommes ne sont pas vraiment les meilleurs amis du monde. « Ce n’est pas Reggie contre Michael, mais notre équipe contre la leur » assène Bird avant le premier match, mais Phil Jackson rappelle malicieusement que Miller est « le seul joueur que Michael a tenté de frapper ».

Leur dernière bataille en saison régulière avait dégénéré lorsque Jordan, excédé par les agissements de son adversaire avait jeté le ballon sur le pauvre Mark Jackson victime collatérale de la passe d’armes entre les deux stars. Jordan ajoutera encore un peu d’huile sur le feu quelque temps après l’incident : « Il n’y a pas vraiment de joueurs que je n’aime pas affronter, mais Reggie Miller me rend fou. Il ne fait que du flopping, on ne peut pas le toucher sans qu’il y ait faute, mais lui a ses mains sur vous en permanence comme une femme qui vous tient par la taille. »

C’est dans cette ambiance électrique qu’est lancée la série sur des bases très défensives dans la plus pure tradition de la conférence Est. Chicago arrache la première manche en provoquant 25 balles perdues des Pacers (dont 7 pour le seul Mark Jackson, muselé par Scottie Pippen) et ce malgré un pourcentage catastrophique de 35% de réussite, sauvé par les 31pts de Jordan alors que Kukoc et Pippen cumulaient un terrible 3/20 aux tirs. Si Phil Jackson peut se féliciter du travail de son équipe en défense, il sait qu’Indiana représente le premier véritable obstacle des Bulls sur la route qui doit les mener vers le Three-Peat. Et ceci n’était que le début d’une empoignade qui va être passionnante.

Histoire de chauffer encore un peu plus l’ambiance avant ce Game 2 au United Center, Michael Jordan se voit remettre son 5ème trophée de MVP de la saison régulière sous le regard des Pacers bien décidés à gâcher la fête. Un match commenté par Vincent Alix et Didier Le Corre.

Le box-score du match.

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