Tournoi pré-Olympique. Portland, du 27 juin au 5 juillet 1992.

Chris Mullin: "Eh les gars, vous avez lu les déclarations de Chuck sur Cuba?"

Chris Mullin: “Eh les gars, vous avez lu les déclarations de Chuck sur Cuba?”

Un raz-de-marée. Une révolution. Un rêve éveillé… Les superlatifs manquent.

Nous y sommes. Les stars NBA, celles que l’on voit en plein milieu de la nuit sur Canal Plus, celles qui ornent les murs de nos chambres d’ados; inaccessibles, tellement sur une autre planète; sont réunies sous le même maillot pour éclabousser de leur classe le reste du monde.

1992 marque un tournant dans le basket mondial. Après avoir perdu en demi-finale lors des JO de 1988, puis lors des championnats du Monde en 1990, les Etats-Unis doivent se résigner, ils rentrent dans le rang. Il ne leur suffit plus d’envoyer une équipe composée d’universitaires, aussi talentueux soit-ils, pour s’assurer une médaille d’or. Le monde de la balle orange évolue, et le professionnalisme change la donne. Les autres nations rattrapent le basket américain… Mais pas encore la NBA.

Il faut toutefois rappeler que les américains ne pouvaient envoyer leurs joueurs de NBA dans les compétitions internationales avant 1989. Un vote à la FIBA leur a donné l’autorisation de faire participer leurs joueurs professionnels. Après tout, pourquoi ne devaient-ils être représentés que par des universitaires, alors que les autres nations pouvaient sélectionner leurs meilleurs joueurs, quel que soit leur âge ?

Vexés par leurs derniers résultats en compétitions internationales, et soucieux de prouver qu’ils sont encore les “maîtres du monde” du basket, les américains envoient une sélection de leurs 12 meilleurs joueurs. Ce sont non seulement des joueurs extraordinaires sur le terrain, mais aussi de véritables icônes qui se drapent du maillot de la bannière étoilée pour la première fois.

1992-dreamteam

Legendary

Jugez plutôt: Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird… Rien que ces trois noms représentent le basket des années 80, début 90. On rajoute le duo d’Utah, John Stockton et Karl Malone, la grande gueule Charles Barkley, les tours jumelles Patrick Ewing et David Robinson. Une pincée de shoot avec Chris Mullin, de la polyvalence avec Scottie Pippen et du jump avec “The Glide” Clyde Drexler. On mélange le tout en rajoutant le meilleur universitaire de l’époque, Christian Laettner (bien que Shaq n’aurait pas démérité), et on obtient la plus belle équipe jamais rassemblée sur un terrain de basket. Bien évidemment, on ne présente plus tous ces joueurs, leur nom est suffisamment évocateur.

Sur le papier, la composition d’équipe fait frémir toute la planète basket. Mais sur le terrain, c’est encore pire ! Les américains ne sont pas là en vacances. Ils sont là en mission ! Magic Johnson donne le ton lors du premier entrainement collectif :

Je suis ici pour être en condition, pour jouer dur, pour vaincre. Si l’un d’entre vous est ici pour autre chose, il n’a rien à y faire.

I believe I can fly

I believe I can fly

Les scrimmages entre ces féroces compétiteurs seront d’ailleurs réputés pour être très durs, chacun cherchant à montrer qu’il est le meilleur à son poste. Mais une fois rassemblés ensemble pour la compétition, seule la victoire collective compte.

Certes, lors du premier match amical disputé à San Diego, la Dream Team essuie une défaite face à une sélection d’universitaire 62 à 54 (match joué en 20 minutes). Les jeunes Eric Montross, Penny Hardaway, Chris Webber, Grant Hill et consorts seront remis dans le droit chemin par leurs aînés pour le second match, remporté par ces derniers 72 à 39, toujours en 20 minutes.

27 juin 1992, le rêve peut commencer. Portland accueille le Tournoi pré-Olympique permettant la qualification aux J.O. de Barcelone. Dix équipes réparties en deux groupes vont tenter décrocher l’une des quatre premières places qualificatives. Les Etats-Unis ayant remporté seulement le bronze aux J.O. de Séoul en 1988 ne sont donc pas qualifiés d’office, et doivent gagner leur place aux J.O.

1ère PHASE.

USA  – Cuba. La Dream Team n’est pas là pour plaisanter (à part Charles Barkley et ses bons mots), et le prouve dès ce premier match, qui sera une véritable boucherie (+ 79!). Et pourtant, les cubains n’ont pas été scoutés, Barkley avouant, rigolard, qu’il “connait seulement un seul de leur gars, le gros type mal fichu avec un cigare dans la bouche“. Ce n’est pas de suite que les relations diplomatiques entre les deux pays vont s’améliorer…

Les points de la Dream Team

Téléchargement : vs Cuba

 

USA – Canada. C’est une autre paire de manches qui attend les USA, les voisins nordistes ont eux aussi leurs joueurs NBA (actifs ou anciens) , Rick Fox (Boston Celtics) et quelques grands gabarits qui vont poser des “problèmes” au rebond (Bill Wennington, Mike Smerk, Greg Wiltjer). Le jeune JD Jackson, désormais coach bien connu en France, fait également partie de la sélection canadienne.

Les points de la Dream Team

Téléchargement : vs Canada

 

USA – Panama. “On va leur reprendre le canal!”. Tout est dit, Charles Barkley annonce la couleur, le reste se passe de commentaires, malgré une bonne entame des panaméens.

Les points de la Dream Team

Téléchargement : vs Panama

 

USA – Argentine. Dernier match du premier tour. Avant la génération Ginobili-Scola, ce sont Herman Montenegro et Hector Campana qui étaient les leaders de la sélection albiceleste. Malgré une bonne résistance, ils vont également prendre un TGV dans la figure…

Les points de la Dream Team

Téléchargement : vs Argentine

 

DEMI-FINALE.

USA – Porto Rico. “Le 51ème état” reste sur un excellent championnat du Monde 1990 (4èmes), et la plupart des joueurs porto-ricains ont été formés aux Etats-Unis, du meneur James Carter au pivot José “Piculin” Ortiz. Voilà une opposition qui risque de mettre en difficulté la Dream Team sur ce TPO… Ou pas. En tout cas, c’est l’équipe qui résistera le plus aux USA sur le tournoi.

Les points de la Dream Team

Téléchargement : vs Porto Rico

 

FINALE.

USA – Venezuela. L’équipe surprise de ce TPO. Troisièmes de leur groupe lors du premier tour, étrillés par le Brésil (128-81), les vénézuéliens ont réussi à se qualifier pour la finale. Ils ont écarté notamment le Canada 76 à 72, puis en ont pris leur revanche sur les brésiliens en demi-finale 100 à 91. Le Leader de l’équipe est Carl Herrera, un poste 4 précieux dans la rotation des Houston Rockets. A ses côtés, on retrouve un joueur bien connu du championnat de France : Alex Nelcha, qui évoluait à cette époque en Nationale 2, à Aix-Maurienne !

Les points de la Dream Team

Téléchargement : vs Venezuela

 

Les stats de la Dream Team à l’issue du TPO.

Évidement, on ne spoile pas en disant que la Dream Team a archi-dominé la concurrence, y compris aux J.O. de Barcelone, et l’héritage laissé par cette équipe hors norme, composée de tellement de personnalités charismatiques a changé le monde du basket. Définitivement.

dream team

Barcelona, here we come!

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