9 février 1986, 36ème All-Star Game. Dallas (Texas), Reunion Arena.

Le All-Star Game c’était mieux avant ? Il suffit d’admirer l’engagement des anciens de 1986 pour se poser la question. Il y a 30 ans, Ils défendaient un minimum. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : ce All-Star Game a cumulé 16 contres et 50 fautes ; le dernier en date, celui de la Nouvelle-Orléans, en 2014 : 0 contre et 22 fautes. Bien sûr, on ne va pas militer pour que les équipes All-Stars pratiquent la guerre de tranchée comme le Limoges de Maljkovic ; mais, quel est l’intérêt d’un beau geste ou d’un dunk si il n y’a personne pour le contester ? Espérons que le match des étoiles 2015 verse, aussi, dans la nostalgie…

C’est donc dans la ville de Dallas, et son univers impitoyable, que se réunissent les cadors de la ligue pour le 36ème All-Star Game. Aux joueurs de tenter d’éclipser, l’espace d’ un instant, la top moumoute de Patrick Duffy et le stetson de J.R.

Les superbes uniformes des années 80 seront là pour la présentation des équipes. C'est la classe à Dallas

Les superbes uniformes des années 80 seront là pour la présentation des équipes. C’est la classe à Dallas!

 

BILAN A LA MI-SAISON.

Pas de surprise pour cette moitié de championnat, les Lakers (37v-11d) et les Celtics (38v-8d) jouent les premiers rôles ! Une constante depuis l’arrivée de Bird et Magic ! Les finalistes de l’année passée sont bien partis pour se retrouver (mais l’épilogue ne sera pas tout à fait celui prévu ; il y a des méchants qui déjà viennent pourrir les scénarios idéaux de David Stern). Autre preuve de domination du binôme terrible : les deux équipes envoient chacune trois joueurs (Magic, Jabbar, Worthy pour L.A ; Bird, McHale, Parish pour Boston) et leur coach (Riley pour l’Ouest, K.C Jones pour l’Est) à la fête. Seule autre équipe à lâcher une triplette, les Sixers (Malone, Erving, Cheeks) ne peuvent suivre la tornade verte à l’Est (32v-18d). Philadelphie jouera visiblement la deuxième place de la conférence avec les Bucks (33v-18d) de Sidney Moncrief (5ème All-Star de suite pour le Squid).

Un nabot d'1m70 remporte le concours de dunk. Un blondin moustachu à la tête de pilier de bar domine le premier concours à 3 points. Les mutants ont marqué le week-end!

Un nabot d’1m70 remporte le concours de dunk. Un blondin moustachu, à la tête de pilier de bar domine le premier concours à 3 points. Les mutants étaient de sortie ce week-end!

A l’Ouest, la résistance des jeunes tours jumelles (SampsonOlajuwon) fait plaisir à voir (33v-16d pour les Rockets). Quant à l’équipe locale des Mavericks, elle déçoit un brin vu le talent de l’effectif (25v-22d), ce qui ne leur permet d’envoyer qu’un seul représentant à domicile (Rolando Blackman).

L’hétérogénéité de niveau des formations du bas de classement fait que personne n’est officiellement largué pour participer aux playoffs. Seize places qualificatives pour vingts-trois équipes, çà va défourailler sévère jusqu’à Avril !

 

LES PETITS NOUVEAUX ET LES GRANDS ABSENTS.

Je suis tombé par terre, c'est la faute à Drexler. J'ai le pied dans la glace, c'est la faute d' Isiah Thomas.

Je suis tombé par terre, c’est la faute à Drexler. J’ai le pied dans la glace, c’est la faute d’ Isiah Thomas.

Pas mal de débutants dans le match des étoiles cette année, et pas des moindres ! Worthy, Wilkins, Drexler seront de futurs tauliers du rendez-vous. Alvin Robertson, l’intercepteur fou et le shooteur Jeff Malone, font aussi leur première apparition. Patrick Ewing devait étrenner sa première sélection, mais le pivot rookie d’une pauvre équipe des Knicks est blessé au genou droit. Autre All-Star en civil , un certain Michael Jordan. Le joueur des Bulls n’a joué que 3 matchs à cause d’une fracture du pied mais il a tellement marqué les esprits depuis son arrivée dans la ligue que le public ne l’a pas oublié. Il totalise 719.143 voix, deuxième derrière le charismatique sourire de Magic (1.066.892 voix, premier joueur à dépasser les 1 millions de votes). Le numéro 23 ne prendra pas part à la lutte acharnée que se livreront Adrian Dantley (Utah), Alex English (Denver)  et Dominique Wilkins (Atlanta) pour le titre de meilleur marqueur mais il reviendra à temps en playoffs pour écrire l’histoire.

Comme chaque année, le marronnier de la polémique sur les sélections all-star tombe et bien sûr, l’édition de 1986 connait ses oublis et ses injustices. Le recalé le plus célèbre est sans doute Charles Barkley. Le jeune Sixer sera, à la fin de la saison, le seul membre d’une All-NBA team à ne pas être présent à Dallas. Fâché, le gros Charles squattera les onze All-Star Game suivants. Fallait pas l’énerver !

 

DU HAUT DE CETTE RAQUETTE, QUARANTE SIECLES VOUS CONTEMPLENT

Napoléon, de passage à Dallas, aurait confondu le front-court de l’Ouest avec les grandes pyramides d’Egypte. Le quator Sampson, Jabbar, Gilmore et Olajuwon culmine à 218,25 cm de moyenne ! Pat Riley a même l’option de décaler un des Rockets à l’aile, tant leur mobilité est impressionnante. Et, quand on sait que Magic mesure un 205 cm fillette, on se rend compte que l’Est fait face à un défi de taille ! Du talent à l’intérieur l’équipe de l’Est n’en est pas dépourvu avec Malone, McHale, Parish et Williams mais l’atout principal reste la vitesse de sa traction arrière. Peu de joueurs peuvent suivre les dribbles supersoniques d‘Isiah Thomas ! Associé aux rapides Cheeks et Moncrief, à la clairvoyance et au shoot longue distance de Bird et la percussion d’Erving et de Wilkins, l’équipe de l’Est a le jeu pour lézarder la grande muraille de l’Ouest. Le weekend l’a prouvé avec la victoire de Spud Webb au Slam-Dunk Contest, en basket, il n’y a pas que la taille qui compte !

L'affreux Jojo Isiah face à son grand copain Magic. La rapidité contre la taille, le symbole ce All-Star Game.

L’affreux Jojo Isiah face à son grand copain Magic. La vivacité contre la taille, le symbole de ce All-Star Game.

 

LA SELECTION DES JOUEURS.

Western Conference:

Kareem Abdul-Jabbar (Lakers)
James Worthy (Lakers)
Magic Johnson (Lakers)
Ralph Sampson (Rockets)
Alvin Robertson (Spurs)
Rolando Blackman (Mavericks)
Adrian Dantley (Jazz)
Alex English (Nuggets)
Clyde Drexler (Blazers)
Hakeem Olajuwon (Rockets)
Artis Gilmore (Spurs)
Marques Johnson (Clippers)

Estearn Conference:

Isiah Thomas (Pistons)
Larry Bird (Celtics)
Moses Malone (Sixers)
Sidney Moncrief (Bucks)
Julius Erving (Sixers)
Buck Williams (Nets)
Kevin McHale (Celtics)
Dominique Wilkins (Hawks)
Maurice Cheeks (Sixers)
Jeff Malone (Bullets)
Robert Parish (Celtics)
Michael Jordan (Bulls) (blessé)
Patrick Ewing (Knicks) (blessé)

Aux micros, le polyvalent Jean-Phillipe Lustyk et le jeune et svelte George Eddy!

Box-score du match.

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