MJ

MJ sous le maillot des Wizards…

Saison régulière NBA, 12 janvier 2002. MCI Center, Washington.

He’s back !

Ne cherchez pas plus loin l’attraction n°1 de cette saison 2001-2002. Ce n’est pas le triplé des Lakers. Ce ne sont pas les débuts et la titularisation du rookie français des Spurs Tony Parker. Ce n’est pas la relocalisation des Grizzlies à Memphis, qui quittent leur Canada natal.
Non, l’attraction n°1 porte le numéro 23, provient de North Carolina, et fait son troisième passage en NBA : Michael Jordan is back !

Le nouveau défi de Jordan
Le monde du basket était orphelin depuis ce mois de juin 1998 où Michael Jordan avait scellé sa légende avec le shoot victorieux sur la tête de Bryon Russell, en finale. Après avoir réalisé un deuxième triplé, avec les Bulls, il profitait du lock-out pour annoncer sa retraite. Définitive.
Enfin, jusqu’à ce début de saison 2001-2002.
Devenu le Président des Opérations basket des Wizards de Washington, il est le premier témoin (et responsable) de la nullité crasse de la franchise. Dévoré par le démon du jeu, il tente un pari fou : revenir sur les parquets après trois ans d’absence, sans écorner sa légende.
Pari difficile à tenir, même pour sa majesté Jordan.
Fatalement, quand on voit le casting des Wizards, il faut être un véritable magicien pour réaliser des miracles !

"Qu'est-ce que je suis venu faire dans cette galère???"

“Qu’est-ce que je suis venu faire dans cette galère???”

L’effectif est composé de nombreux seconds couteaux : Hubert Davis, ancien role player New-Yorkais, des intérieurs sans talent qui n’ont que leur gabarit à offrir (Brendan Haywood, Jahidi White, Etan Thomas, Popeye Jones), et des extérieurs anonymes Tyronn Lue, Tyrone Nesby, Chris Whitney.
Mais pas que !
On n’oublie pas le flop Kwame Brown, n°1 de la draft 2001, choisi par Michael Jordan lui-même. Choix d’autant plus controversé quand on pense que suivaient dans cette promotion Pau Gasol, Tyson Chandler, Tony Parker, Gilbert Arenas…
Pour couronner le tout, les deux joueurs les plus côtés de cette équipe, à part MJ, sont absents sur cette rencontre. Son lieutenant Rip Hamilton et l’ex Dream-Teamer… Christian Laettner n’épaulent pas le numéro 23 en ce 12 janvier 2002.
Enfin, rajoutons que cette équipe est coachée par Doug Collins, un coach qui a oeuvré sans trop de réussite sur le banc des Bulls dans les années 80 et des Pistons dans les 90’s. Commentateur pour la télé, il est sorti de sa retraite de coach par son ancien joueur à l’époque des Bulls au milieu des années 80, Michael Jordan lui-même…
Malgré cela, Washington, habitué aux bas-fonds de la NBA depuis quelques saisons affiche un bilan plus que correct de 18 victoires pour 15 défaites ! L’effet Michael Jordan…

Les jeunes loups aux dents longues

Kevin Garnett

Toute la rage de Kevin Garnett

Face à cette équipe de sans-grades portée à bouts de bras par la légende Jordan, Minnesota sait qu’il va falloir sortir le grand jeu. Les Wolves sont pourtant sur une série de 7 victoires consécutives, et affichent un bon bilan de 27 victoires pour 9 défaites.
Les Timberwolves présentent un effectif intéressant, mélangeant expérience et fougue de la jeunesse.
Parmi les joueurs expérimentés, on peut relever la présence du meneur Sam Mitchell, qui joue sa dernière saison avant d’entamer une nouvelle carrière sur le banc. Celui-ci est bien connu du public français pour avoir porté le maillot de Montpellier dans les années 90, ou encore l’ex-Laker Anthony Peeler, au poignet toujours sûr.
Mais c’est surtout la jeunesse qui est au pouvoir à Minneapolis : le shooteur Wally Szczerbiak  auteur d’une belle saison au scoring, Chauncey Billups, un meneur sous-côté, qui va se revéler à son arrivée à Detroit en 2002. Au poste de pivot, le vainqueur de l’Euroleague 1998 avec Bologne, Rasho Nesterovic, tient la raquette des jeunes loups.
On peut également noter la présence de Felipe Lopez, le Michael Jordan dominicain (Don’t believe the hype!), qui joue sa dernière saison en NBA avant d’écumer les ligues mineures et les championnats d’Amérique du Sud.

Le chef de meute reste néanmoins Kevin Garnett. Da Kid en est déjà à sa sixième saison en NBA à l’âge de 25 ans, puisqu’il n’est pas passé par la case NCAA. Depuis son arrivée en 1995, la franchise de Minnesota progresse d’année en année, et se positionne comme une valeur sûre du championnat, même si elle ne passe pas encore le premier tour des playoffs. Sa rage de vaincre et ses 21,2 points et 12,2 rebonds par match permettent aux Timberwolves de sortir du bois.

Le match
D’un côté, une jeune équipe prometteuse qui se positionne en haut du classement à l’Ouest, de l’autre une équipe peu flamboyante avec des résultats convenables qui cherche à accrocher un spot pour les playoffs.
Vu comme ça, l’affiche n’est pas alléchante… Et pourtant, la présence magnétique de Jordan change tout !

Come fly with me

Come fly with me

C’est aussi la confrontation entre LA superstar des années 80-90 et la relève des années 2000.

C’est aussi l’occasion de profiter encore de Michael Jordan, bien que ses deux saisons aux Wizards soient souvent occultées de la mémoire collective.

Aux commentaires, Bruno Poulain accompagné de l’autre légende, après MJ23, George Eddy.

Box-score du match

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