Finale de l’Euroligue féminine, Bourges, 9 avril 1998

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Yannick Souvré, la meneuse de jeu berruryère

La ville de Bourges est en ébullition en ce mois d’avril 1998. Non pas pour le fameux et traditionnel Printemps de Bourges, mais pour l’organisation du Final Four de l’Euroligue féminine, auquel participe l’équipe locale.

Le basket féminin français se développe et obtient des résultats exceptionnels sur le plan européen, ses représentantes remportant la Coupe Ronchetti pour Bourges en 1995 et Tarbes en 1996 et l’Euroligue pour Bourges en 1997.

Et pour la première fois depuis l’instauration du Final Four, deux équipes du même pays participent aux phases finales de l’Euroligue. Nous retrouvons donc l’équipe locale du Cercle Jean-Macé de Bourges, évoluant au Prado, agrandi pour l’occasion, mais aussi l’équipe rivale de l’USVO (Union Sportive Valenciennes-Orchies). L’engouement populaire est sans précédent. Tous les commerces de la ville arborent les couleurs tango de Bourges et les tribunes sont combles pour soutenir les berruyères dans leur quête du doublé européen.

Bourges en quête du doublé

Le CJM Bourges est une valeur sûre du basket français. Installé dans l’élite depuis seulement 1991, le club a déjà remporté trois titres consécutifs de championnat de France (95, 96, 97), une coupe Ronchetti (1995) et l’Euroligue féminine en 1997. Malgré le départ d’Isabelle Fijalkowski pour Côme la saison précédente, l’équipe coachée par le Russe Vadim Kapranov présente un effectif complet et de qualité.

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Odile Santaniello face à Debbie Hemery

De nombreuses internationales sont de la partie, comme par exemple Yannick Souvré, la meneuse de jeu sacrée MVP du Final Four 1997 (18 pts, 9 rbs, 4 pds), qui drive l’équipe d’une main de maître, ou encore Odile Santaniello, élue meilleure joueuse du championnat de France 8 fois! (le 9ème sacre sera à l’issue de cette saison). A leurs côtés, on retrouve la jeune Cathy Melain, qui monte en puissance, devenant une force de percussion au sein de l’effectif berruryer, Anna Kotocova, l’une des intérieures les plus mobiles d’Europe, capable de jouer au large, permet d’étirer les défenses.

C’est déjà très impressionnant, mais l’un des CV les plus fournis de cette équipe appartient à Eva Nemcova. Joueuse majeure des Cleveland Rockers en WNBA l’été, Nemcova a été sacrée meilleure joueuse d’Europe en 1996, MVP étrangère du championnat de France en 1997, multiple championne de France et déjà championne d’Europe avec Bourges.

Bref, Bourges, c’est du solide.

Pour accéder à la finale, elles ont écarté en demi-finale Valenciennes-Orchies, dans le duel franco-français, au terme d’un match plein de maitrise, 69-48.

Madrid, une puissance de feu impressionnante

L’adversaire du jour, le Pool Getafe Madrid, n’en est pas à sa première apparition sur des finales européennes: alors basé à Valence, sous le nom de CB Dorna Godella Valencia, le club avait été sacré champion d’Europe en 1992 et 1993. Championnes d’Espagne en titre, elles ont écarté les Italiennes de Côme en demi-finale pour disputer le titre face à Bourges, privant Isabelle Fijalkowski de retrouvailles avec son ancienne équipe.

Madrid présente une équipe cosmopolite, avec pas moins de six nationalités représentées (sans compter Natalia Zassoulskaia, russe naturalisée espagnole), dont l’américaine Trise Jackson, un dragster d’un mètre 60, Heike Roth, pesant 16,5 pts de moyenne sur la saison, ou encore la regrettée Malgorzata Dydek, d’origine polonaise, bien connue du basket français, qui domine les raquettes du haut de ses 2,13m!

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Le Pool Getafe Madrid, équipe cosmopolite

On retrouve aussi la franco-américaine Debbie Hemery, née à New-York de parents français, et qui est passé par Challes-les-Eaux en 1995-1996 après avoir fait toute sa scolarité aux Etats-Unis (Georges Washington University). Elle quittera Madrid à l’issue de cette saison pour rejoindre Toulouse en Ligue féminine. Elle joue d’ailleurs toujours sur la région toulousaine, à Gimont, en Nationale 2 à l’âge de 42 ans!

Les espagnoles ne sont pas en reste, avec la meneuse Nieves Anula, et sa grinta, et  surtout l’une des meilleures joueuses de l’histoire du basket ibérique, Amaya Valdemoro.

Les Madrilènes sont complètes à tous les postes, possèdent une puissance et une variété impressionnante, elles ont les clés en main pour empêcher le doublé de Bourges, mais elles ne vont pas seulement jouer contre une équipe… Ce sera contre toute une ville!

Aux commentaires, George Eddy accompagné de Marc Silvert, coach de l’USVO, pendant que Richard Dacoury arpente les abords du terrain en quête d’interview.

Box score du match

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