Los-Angeles Clippers @ New-Jersey Nets, Continental Airlines Arena, East Rutherford (N.J.), 10 janvier 2002.

Les New Jersey Nets n’ont pas toujours été nuls. East-Rutherford n’a pas toujours été la destination de joueurs pétris de talent, mais avec une histoire trouble ou une personnalité borderline (Kenny Anderson, Derrick Coleman ou Stephon Marbury…).

En 2001, la diva Marbury, qui aura fini de faire passer les Nets pour des « JailBlazers » du pauvre, est échangé contre Jason Kidd. Un futur bouffeur de vaseline contre un des meilleurs point-guards de l’histoire de la NBA. Phoenix perd la tête, au grand bonheur de Byron Scott, alors coach des Nets.

L’équipe de Jason Kidd en route pour 2 NBA Finals consécutives…

Jason Kidd débarque donc après 5 excellentes saisons à Phoenix. Il a la lourde tâche de transformer cette franchise de loosers en une équipe qui gagne. Le Kidd se pourlèche les babines devant ce nouveau challenge. Il se montre aussi inquiet. Si l’équipe pourra compter sur sa lecture du jeu, son sens de la passe, sa polyvalence et quelques paniers ici où là (14,7 pts, 9,9 pds, 7,3 rbds en 2001-02), le reste de l’effectif, s’il n’est pas trop vilain, ne respire pas non plus la sérénité.

Jason Kidd, chef d'orchestre des Nets 2001-02

Jason Kidd, chef d’orchestre des Nets 2001-02

Scott et son meneur doivent compter sur le fantasque Kenyon Martin dessous. Kidd trouvera le mode d’emploi de son ailier-fort et réussira à le faire briller dans ce qui restera probablement une des meilleures saisons de sa carrière. Il est plus facile de s’envoyer au alley-oop sur les passes de Jason Kidd que de briller dans un collectif inexistant. Il partage la garde de la peinture avec des pivots de seconde zone, comme Todd MacCulloch, qui démarre ce match (où il sera plutôt bon) ou Jason Collins (lui aussi plutôt convaincant sur ce game contre les Clippers). Le sous-coté et bondissant Aaron Williams, qui sort d’une belle saison 2000-01 (10,2 pts 7,2 rbds) complète le jeu intérieur des Nets.

Les Nets sur le chemin des NBA Finals

Les Nets sur le chemin des NBA Finals

A l’extérieur, Kerry Kittles, le prometteur arrière de la délicieuse promotion de rookie 96’ (8ème choix) reste le premier lieutenant de Kidd. S’il a déjà vu s’envoler quelques espoirs (16,5 pts, 4,2 rbds sur ses 2 premières saisons) suite à sa terrible blessure au genou droit, il reste en 2002, une belle option à l’arrière.
L’improbable Keith Van Horn démarre à l’aile, où sa taille et son shoot extérieur se montrent encore dangereux (14,8 pts en 2001-02), après lui aussi une baisse de régime liée à une grosse blessure la saison précédente.

Le rookie Richard Jefferson et Lucious Harris sortent du banc pour apporter leur vitesse et leur jeu athlétique, mis en avant par la qualité de passe de leur génial meneur de jeu.

Quelques journeymen ou role-players complètent l’effectif : l’ancien King Anthony Johnson joue les doublures de Kidd et les limités Brandon Armstrong et Donny Marshall agitent les serviettes et passent les gobelets.

En janvier 2002, au moment de disputer ce game contre les Clipp’s, les Nets sont en passe de réussir leur pari puisque, sur la route de leurs 2 futurs NBA Finals consécutives – et après 3 victoires de suite – ils alignent un très bon bilan de 23v-11d, soit 67% de victoires.

En face, la jeunesse talentueuse des Clippers propose enfin un jeu sexy…

Sur leur route ce soir de janvier donc, les Los-Angeles Clippers, historiquement l’une des équipes les plus nulles de la ligue. Mais en 2002, les Clipp’s sont eux aussi sur la voie de la rédemption. A ce stade de la saison, ils équilibrent leur bilan : 18v 18d, même en restant eux, sur 3 défaites consécutives. Avant de se faire humilier par le propriétaire Donald Sterling, le légendaire Alvin Gentry a donc réussi à redonner de l’élan à cette franchise en perdition.

La jeune garde des Clippers est plutôt sexy !

La jeune garde des Clippers est plutôt sexy !

Le jeune Elton Brand (22 ans) arrive de Chicago en pleine possession de ses moyens (18,2 pts 11,6 rbds cette saison). Dans la continuité de ce qu’il a montré aux Bulls, son jeu musclé et déjà tout en appuis font merveille sous les paniers californiens. Il faut au moins ça pour équilibrer la donne dans la peinture puisque son collègue n’est autre que le pick n°1 de la draft 1998 : Michael Olowokandi. Bien que le Nigérian réalise une de ses meilleures saisons en NBA (11 pts, 9 rbds), il reste l’un des plus gros bides de l’histoire de la draft. Son back-up, le vénérable Sean Rooks étant plutôt sur la fin d’une carrière relativement moyenne, les Clipp’s peuvent heureusement compter sur le coup de main à l’intérieur du précieux Lamar Odom. Auteur de 2 premières saisons NBA étincelantes, l’ex-futur « Magic Johnson » (17,2 pts, 7,8 rbds, 5,2 pds en 2000-01), dont il a été question de le faire démarrer comme point-guard, joue finalement small-forward. Et aide donc à l’intérieur. La malédiction « Donald Sterling » planant malheureusement sur l’équipe depuis trop d’années (et encore pour quelques temps…), cette saison 2001-02 sera un cauchemar pour le souriant Lamar. En pleurs devant les caméras, il avouera avoir enfreint les règlements NBA concernant l’usage de stupéfiants et ira passer plusieurs mois en programme de désintoxication. Triste, tant on se souvient sur quelle rampe de lancement était sa carrière avant cet épisode. Et tant elle a plutôt stagné par la suite…

La mène est tenue par le plutôt méconnu Jeff McInnis, auteur de la meilleure saison de sa carrière, avec un jeu plutôt porté sur l’offensive : 14,6 pts et 6,2 pds en 2002. Le tout petit, mais talentueux Earl Boykins (1m63) et le sophomore Kenyon Dooling ont la mission de prendre le relai quand McInnis souffle un peu.

Avec Miles et Richardson, les highlights sont de retour à L.A. !!

Avec Miles et Richardson, les highlights sont de retour à L.A. !!

Les minutes sur les postes extérieurs sont équitablement partagées entre le shooteur vétéran blondinet Eric Piatkowski et trois jeunes loups morts de faim : Darius Miles (20 ans), Quentin Richardson (21 ans) et Corey Maggette (22 ans). Ces trois là ont presque réussi un joli coup médiatique, en célébrant chacun de leurs paniers en se frappant le crâne avec les deux points. Hype et highlights en pagaille. Malheureusement, le fait de débuter chez les Clippers, l’image excitante que renvoyait leur jeu n’a jamais vraiment décollé plus haut. Darius Miles, le plus jeune, sort directement de high school et manquera probablement d’un peu de maturité pour percer plus avant. Quentin Richardson, le meilleur scoreur des trois cette saison ne confirmera pas lui non plus, tout le talent entrevu dans ses premières années à Los Angeles. Enfin, Corey Maggette sera celui qui réussira finalement la plus belle carrière (16 pts, 5 rbds en 14 saisons).

J-Kidd versus “Clipp’s Young Guns” !!!

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Nets 2002 SLAM

Au cœur de l’hiver 2002, Canal+ nous propose donc de découvrir la jeunesse prometteuse de la deuxième franchise de L.A. et la future équipe dominante de la conférence Est pour les deux saisons à venir.

Les explosifs Maggette, Miles, Richardson, Odom & Brand réussiront-ils à faire déjouer la partition de Jason Kidd ?

 

Un match commenté par Bruno Poulain et Georges Eddy.

Box score du match.

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