18 avril 1991, Finale du Championnat d’Europe des Clubs (Euroleague), POPB, Paris.

En ce mois d’avril 1991, le Palais Omnisport de Paris-Bercy accueille, pour la première fois, le Final Four du Championnat d’Europe des Clubs (qui deviendra l’Euroleague, quelques années plus tard).

                                                            

Back-to-back en 89 & 90 pour Split…

Le mythique Jugoplastica Split reste sur deux titres consécutifs et va tenter l’impensable : un 3ème titre d’affilée, un Three-Peat, que seul l’ASK Riga a réussi dans l’histoire, entre 1958 et 1960. Autant dire une autre époque, un autre basket-ball.

58fEn 1989, le Split des jeunes Toni Kukoc, Dino Radja et Dusko Ivanovic (le futur gourou du CSP Limoges en 2000 et tout nouveau head-coach du Panathinaïkos) écarte le FC Barcelone en 1/2 Finale et retrouve le Maccabi Tel-Aviv pour le titre. Tout le monde découvre ces jeunes talents et ce coach aux méthodes dures, Bozidar Maljkovic. Kukoc (18 pts) et Radja (20 pts) font le boulot pour battre sur le fil, un Doron Jamchi un peu trop seul (25 pts pour la légende Israélienne). C’est le premier titre.

La saison suivante, Split défie le Barça, à Saragosse. Le CSP Limoges a été écrasé en 1/2 Finale (101-83) et Split fait peur. Kukoc (20 pts), Radja (12 pts) et Ivanovic (12 pts) pratiquent un basket de virtuoses. Un autre petit jeune pointe le bout de son nez, en la personne de Velimir Perasovic (l’actuel coach de Valencia) qui plante, lui aussi, 12 pts. Le Barça est battu et Split empoche son 2ème titre consécutif.

A la poursuite d’un impossible Three-Peat…

En 1991 donc, et après s’être dépêtré du piège tendu par le Scavolini Pesaro, Split retrouve en finale… Boja Maljkovic, passé dans les rangs du FCB ! Dino Radja est lui aussi parti à l’intersaison, pour un contrat pharaonique à l’époque, au Messagero Roma. Un passage qui durera 3 saisons, avant de partir outre-Atlantique, devenir la star des Boston Celtics (93-97). Pour le remplacer, le POP 84 Split, voit arriver l’américain Avie Lester (précurseur de la mode hip-hop avec sa coupe de cheveux high-top), mais compte surtout et toujours sur l’éclosion de ses jeunes : la mobylette Zoran Stretenovic (futur Antibes 92-93), l’ailier Aramis Naglic et surtout le surpuissant Zoran Savic, pivot aux mains en or, qui aura une carrière européenne étourdissante, réalisant une partie d’anthologie (c’est d’ailleurs ce match qui le lancera). Et puis Toni Kukoc est encore là pour cette saison. Il partira lui aussi, près ce dernier match en jaune, pour les Dollars du Benetton Trévise, puis les Bulls de Chicago.

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L’ambiance est dramatique. L’émotion, palpable. Les “Yougos” déploient une banderole “stop the war”, invitant l’opinion publique à s’informer sur la situation dans les Balkans et la communauté internationale à faire stopper les massacres qui sévissent dans leur pays. Ils sont là pour la gloire d’un 3ème titre, mais aussi pour représenter tout un peuple qui souffre de la guerre.

En face, le FC Barcelone veut enfin sa revanche. Boja Maljkovic a un gros effectif pour battre ses anciens padawans.

Les légendaires Juan Antonio San-Epifanio (l’équivalent Espagnol d’un Dacoury… en plus mythique encore !) et Ignacio Solozabal tiennent la boutique. Ils sont les piliers des Blaugranas et de la sélection Espagnole et resteront dans l’histoire comme deux des meilleurs joueurs ibériques de tous les temps. Le moustachu Audie Norris, pivot aussi massif qu’explosif, ancien des Blazers de Portland et de Trévise règne dans la raquette au côté de José “Piculin” Ortiz, l’icône du basket portoricain (qui fera un passage au Utah Jazz, mais surtout une grande carrière en Espagne et en Grèce). L’effectif est complété par Steve Trumbo, Américain naturalisé, spécialiste défensif, José-Antonio Montero, autre grand joueur Espagnol qui fera l’essentiel de sa carrière entre Badalone et le Barça, finissant sa carrière à Limoges (97-98) et enfin Jose-Luis Galilea, qui lui voyagera entre le FCB, le Real et le grand Kinder Bologne.

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Toni Kukoc peut-il offrir un grandiose three-peat à Split avant d’aller poursuivre la grande carrière qu’on lui connait ? Il faudra pour ça passer sur le corps des Blaugranas, entraînés par le plus militaire des coachs Yougos de sa génération…

Un match retransmis par France 3 (ne ratez sous aucun prétexte le générique de Sport 3, qui a bercé les rêves de tant de sportifs des 90ies !!!), présenté par le “Parrain” Michel Drhey et commenté par le duo André “Andy” Garcia (et oui, il était déjà là… soupir…) et Pierre Dao.

Box score du match.

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