Finales NBA. Match 3. 21 juin 1999. New York, Madison Square Garden.

Marcus Camby Knicks 1999La fête dans les rues de San Antonio après la victoire des Spurs lors du match 2 n’est pas du tout du goût des Knicks. Marcus Camby a d’ailleurs rappelé, avant l’entrainement de la veille, que c’était loin d’être terminé : “J’espère qu’ils [les Spurs] pensent que c’est fini. Nous allons jouer à fond, avec beaucoup d’émotion, surtout chez nous, au Madison Square Garden. Nous avons mis une heure à rentrer à l’hôtel à cause de la circulation liée aux célébrations des fans. Ça nous a définitivement motivé à leur montrer que rien n’est fait”.

Malheureusement pour les Knicks, les Spurs sont en très grande forme. En remportant les deux premiers matches de ces finales, ils enregistrent leur 12e succès de rang lors de cette édition 1999 des playoffs. Emmenés par des Twin Towers surmotivées, les Spurs sont irrésistibles. Dans cette série, les moyennes de Tim Duncan et David Robinson sont impressionnantes : 29 points, 15,5 rebonds et 3 contres pour le premier, et 14,5 points, 10 rebonds et 4 contres pour le second.

Tim Duncan 1999 Game 3

Cette défaite des Knicks 80 – 67 (deuxième plus petit score dans l’histoire des finales – le 1er était une victoire 74 – 71 de Fort Wayne contre Syracuse dans les finales de 1955 -) lors du match 2 semble sceller le sort de la franchise new-yorkaise.  Seules deux équipes ont gagné une finale alors qu’elles étaient menées 0 – 2 (les Celtics contre les Lakers, en 1969 et les Blazers face aux Sixers, en 1977). Prévision inquiétante, aucune équipe n’est revenu d’un 0 – 3 ou d’un 1 – 3 et jamais dans l’histoire des Knicks une équipe a remporté une série de playoffs après avoir perdu les deux premières rencontres. Aussi, aucune franchise n’a gagné 3 matches consécutifs à domicile depuis le passage au format 2 – 3 – 2 en 1985. Bref, ça s’annonce compliqué pour les Knicks.

Les Knicks sont dos au mur.

Et pourtant, New York est une grosse cylindrée de la ligue. Le marché de San Antonio ne représente qu’un dixième de celui de New York. Un ticket de saison régulière coûte en moyenne 38$ à San Antonio. A New York, il faut compter 79$ pour un tel ticket. Le ticket le moins cher pour les finales revient à 15$ à l’Alamodome, un tiers du prix de la place la moins chère du Garden. Pour obtenir une place en bord de terrain à San Antonio, il faut débourser 500$ (325$ pendant la saison régulière). A New York, pour avoir le privilège de réceptionner un joueur sur les genoux, il faut débourser la modique somme de 2700$.

Et il n’y a pas de NBA Store à San Antonio…

Au commentaire, Olivier Barbarin et Vincent Alix.

Box score du match.

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  • Adrien Lenox Laurito

    aie Vincent Alix 😉 Mon game préféré de la série avec leur intro de ouf , GO NEW YORK GO