Finales NBA. Match 4. 23 juin 1999. New York, Madison Square Garden.

L’honneur est sauf. Lors du match 3, les Knicks ont évité le sweep tant redouté avec une victoire 89 – 81 à domicile. Et à 2 – 1, la série est relancée, d’autant plus qu’il reste encore deux rencontres à jouer au Madison avant de retourner au Texas. Tout est donc encore possible. Cette franchise new-yorkaise, qui est la preuve par l’exemple que les playoffs signent le début d’une toute nouvelle croisade, qui ne tient pas compte du parcours parfois difficile de la saison régulière (Ndr : les Knicks ont terminé 8e de la saison régulière), va-t-elle réussir un nouvel exploit en devenant la première équipe de l’histoire à remporter les trois matches consécutifs à domicile d’une série en 2 – 3 – 2 ? Quand on sait que les Spurs n’ont jamais enchaîné trois défaites de suite cette saison…

MI 1999Bonjour, Monsieur Van Gundy. Votre mission, si toutefois vous l’acceptez est de subtiliser trois victoires de plus à votre adversaire“. Car oui, remporter cette finale est une véritable mission impossible. D’ailleurs, avant même le début des finales, la grande majorité des spécialistes misaient sur le sweep des Knicks.

Et c’est un véritable groupe d’experts qui a été recruté pour tenter l’impossible : tout d’abord, le cerveau, Jeff Van Gundy, maître expert en manipulation, désinformation et substitutions. Puis vient Marcus Camby, spécialiste en protection de territoire. Ensuite, Latrell Sprewell, maître en infiltration en territoire ennemi. On retrouve également Allan Houston, artilleur en chef et tireur d’élite. Et enfin, Spike Lee, virtuose de la diversion.

Mais face à ce commando d’élite se dresse l’ennemi le plus redoutable qui soit. Les Spurs, malgré leur toute fraîche défaite, savent qu’en cas de victoire dans ce game 4, la messe serait dite. Jamais une équipe n’a remonté un 3 – 1. Pour éviter une potentielle égalisation, le fin tacticien Popovich va devoir effectuer des ajustements stratégiques au sein de ses troupes. D’abord, limiter les pertes de balles. Leurs 20 ballons perdus ont permis aux Knicks d’inscrire 18 points. Ensuite, remettre Tim Duncan en confiance. Il n’a marqué aucun point dans le dernier quart-temps de la défaite. Et enfin, prendre en compte la présence de Marcus Camby dans le 5 majeur. Celui que l’on surnomme The Camby Man est probablement le seul élément efficace en dissuasion dans la peinture new-yorkaise.

« Si vous ou l’un de vos protégés étiez dominé ou vaincu, la NBA nierait avoir eu connaissance de votre existence. Seuls vos bourreaux demeureraient dans les mémoires. Bonne chance, Jeff. »

Box score du match.

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  • dahou dav

    la vache ont est gater!!! merci encore 🙂

  • MALO

    c’est pour quand le game 5?