2 avril 1999. Phoenix, America West Arena.

Kidd

 

La saison raccourcie de la NBA à cause du lock-out touche à sa fin. La course pour les playoffs fait rage.

Les Suns, alors 8ème avec 15 victoires pour 16 défaites, tentent de préserver leur spot au détriment des Warriors ou des Kings qui les talonnent. L’équipe coachée par Danny Ainge est drivée par l’un des tous meilleurs meneurs de la Grande Ligue, Jason Kidd. Ce dernier met en valeur des joueurs comme “Uncle Cliffy” Cliff Robinson, Tom Gugliotta en provenance des Wolves, ou encore un Danny Manning en fin de carrière.

C’est une équipe sans génie, mais accrocheuse, présentant à l’intérieur deux spécimens de pivots à l’ancienne: Luc Longley et Joe Kleine. Ces deux-là ont fort à faire en cette soirée du 2 avril 1999… Essayer de stopper le phénoménal Shaquille O’Neal!

Shaq a faim de titres. Après avoir quitté Orlando en 1996, laissant orphelin Penny Hardaway, il rejoint la brillante dynastie pourpre et or pour obtenir enfin sa première bague. Et se rapprocher d’Hollywood.

Cependant, ce n’est pas cette saison encore que les Lakers décrocheront le Graal. Pour autant,  ils présentent un alliage jeunesse/expérience de qualité autour de leur pivot dominant.

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Une entente cordiale éphémère…

Kobe Bryant en est à sa troisième saison, et continue son éclosion. Âgé de 20 ans, il a l’avenir devant lui, et son association avec le Shaq fait saliver plus d’un fan. Le duo est appelé à régner sur la NBA, et c’est ce qui se passera, dès 2000 pour trois saisons, avant que le torchon ne brûle entre eux.

Robert Horry, double champion avec les Rockets, apporte son expérience et son sang froid, tout comme un autre amateur de gros shoots, Derek Fisher. Ce dernier apprend le métier auprès du vétéran Derek Harper, qui tirera sa révérence à l’issue de la saison.

Manquant d’une arme offensive supplémentaire à l’aile, les Lakers récupèrent à l’occasion d’un trade en mars 1999 le triple All-Star Glen Rice, capable de dynamiter par ses tirs extérieurs n’importe quelle défense. Ils perdent néanmoins Eddie Jones lors de l’échange, ce qui permet cependant à Kobe Bryant de gagner du temps de jeu. Lors de ce trade avec les Hornets, Los Angeles récupère un champion de ProA, JR Reid, sacré avec le PSG en 1997, qui remplace Elden Campbell!

En rotation, Los Angeles a misé sur le canadien Rick Fox, qui amène sa combattivité. Mais cette combattivité n’est rien en comparaison de celle déployée par l’autre attraction des Lakers. En effet, la franchise californienne a enrôlé le quintuple champion NBA, et accessoirement catcheur à ses heures perdues pendant le lock-out, l’extravagant Dennis Rodman!

Dennis Rodman

Rodman, l’artiste du rebond

Dennis Rodman apporte sa science du rebond, son expérience de champion en titre, sa dureté… Mais aussi sa folie.

Coach Kurt Rambis, l’ancienne mascotte des Lakers moustachue et à lunettes, en fera les frais. Leur relation sera si tendue qu’elle ne durera que le temps de 23 matches, Rambis demandant le renvoi de Rodman après de nombreux écarts de comportement, d’absence aux entraînements et un refus de rentrer en jeu sur un match.

La fin de carrière approche à grand pas pour ce personnage haut en couleur, qui tentera plus tard une reconversion dans la politique, œuvrant pour le rapprochement entre la Corée du Nord et les Etats-Unis…

Au moment de ce match, les Lakers font un bon parcours, bien qu’en deçà de leurs objectifs. Ils sont alors 5ème à l’Ouest, finiront la saison à la 4ème place avant de se faire sweeper en demi-finale de conférence face aux futurs finalistes, les Spurs. L’arrivée de Phil Jackson en 2000 va changer la donne, et la vague pourpre et or va déferler sur la NBA.

Aux commentaires, Bruno Poulain et George Eddy.

Box score du match.

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