17 février 1991. New York, Madison Square Garden.

Pat Ewing Skybox 90-91Les Knicks (21 v. / 29 d. – 3e de l’Atlantic Division et 7e à l’Est), attendaient avec beaucoup d’espoir la venue de Ricky Pierce, mais c’est à la mi-temps de leur dernier match qu’ils apprennent qu’il fera finalement ses valises pour Seattle en échange de Dale Ellis.
John MacLeod (aucun lien avec l’Immortel du clan du même nom, même s’ils sont nombreux à vouloir sa tête), débarqué en décembre au poste de coach, commente très peu ce transfert raté pour la franchise New Yorkaise. Selon lui, les rumeurs qui ont entouré une éventuelle venue de Pierce aux Knicks, avec l’expédition de Mark Jackson et Kenny Walker aux Clippers, ont distrait les joueurs. Désormais, il considère qu’au moins, ces joueurs pourront se concentrer sur le jeu.

Les Knicks vont mal. Lors du match face aux Cavs le 15 février, Pat Ewing rate ses deux lancers-francs qui auraient permis d’égaliser à 1 min 30 s de la fin du temps réglementaire. Les Knicks ne reviendront jamais. Les propos laconiques de Pat Ewing à l’issue de la rencontre sont clairs : “Nous ne faisons pas ce qu’il faut pour gagner”.
Dans les vestiaires, ça gronde. Mark Jackson déclare après cette nouvelle défaite qu’Al Bianchi (general manager) et John MacLeod limitent son temps de jeu pour des raisons personnelles. Evidemment ce dernier nie et compte recevoir le meneur des Knicks pour clarifier cette situation. La frustration pour Jackson provient probablement de son statut de deuxième option, derrière Mo’ Cheeks, qu’il pense surclasser.

Et pour ne rien arranger, MacLeod fait des choix (expérimentations?) parfois étranges, en tout cas mal compris par son groupe, comme le repos contraint de John Starks pour 3 matches consécutifs, la mise au rebut du pivot vétéran Eddie Lee Wilkins lors des quatre précédentes rencontres, remplacé par le jeune Mustaf, ou la décision de ne pas faire jouer Brian Quinnett contre les Bulls mardi dernier.

Dennis Rodman 90-91 Skybox

Curieusement, New York est la seule équipe NBA à enregistrer un meilleur bilan à l’extérieur (11 v. / 13 d.) qu’à domicile (10 v. / 15 d.). Statistique qui conforte les pensées de Pat Ewing quand il parle de saison mystérieuse.

En revanche, pour les double-champions NBA en titre tout va pour le mieux malgré l’absence d’Isiah Thomas, blessé au poignet depuis le 23 janvier (il reviendra le 5 avril). Les Pistons pointent à la seconde place de la Central Division (3e à l’Est) avec un bilan de 35 victoires pour 16 défaites et l’immense coach, Chuck Daly, vient d’apprendre qu’il serait le coach sélection U.S. pour les jeux olympiques de Barcelone (poste qui lui vaudra par la suite de faire partie des doubles-intronisés au Hall of Fame, une première fois en 1994 en tant que coach et une seconde, à titre posthume, pour avoir été le head coach de la Dream Team).

Lors de leur précédente confrontation, le 28 novembre 1990, les Bad Boys ont gagné 90 – 83 à domicile, et ont enquillé par la même occasion leur 9e victoire de rang.

A l’issue de la saison régulière, Dennis Rodman sera élu Defensive Player of The Year pour la deuxième fois consécutive. Et en playoffs, même tarif pour les deux franchises : les Knicks au premier tour, comme les Pistons en finale de conférence, seront sweepés par les Bulls, futurs champions NBA.

Diffusé sur TV Sports avec Francis Jordane et Jean-François (?) aux commentaires.

A noter: avec ce match, New York est la première équipe NBA de l’histoire à dépasser le palier des 20 millions de téléspectateurs.

Box score du match.

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